Camila Salame – Eau de roses et fleurs d’oranger

Cette exposition multimedia est constituée de photographies, de vidéos, d’extraits audio, de dessins in situ ainsi que d’un jardin. Ces nouvelles œuvres sont inspirées par le constant processus d’exploration de l’artiste des mythes familiaux. Exposition du 14 au 18 Novembre 2018.

Cette exposition multimedia est constituée des photographies, d’une vidéo, d’extraits audio, de dessins in situ ainsi que d’un jardin. Ces nouvelles œuvres sont inspirées par mon constant processus d’exploration des ‘origines’ et besoin de questionner les mythes familiaux. C’est peut-être un retour symbolique au Liban, terre à laquelle mes grands-parents ont renoncé et à laquelle ils n’ont jamais pu retourner.

Après mon premier voyage au Liban en 2010, et lors de chacun de mes séjours depuis je me suis retrouvée confrontée à des éléments qui ont résonné dans ma mémoire et qui ont réveillé en moi des souvenirs et des émotions. Des choses qui, à première vue semblaient banales; une plante, une voiture, un guide touristique, une chanson, une photo et un paysage. Racontée entre deux espaces géographiques d’affect, la Colombie et le Liban, et étirée dans le temps, l’histoire d’ ‘Eau de Roses et Fleurs d’oranger’ est celle des années qui se sont écoulées depuis l’arrivée de mes grands-parents en Colombie en 1928, et le temps que j’ai pu passer dans le pays qu’ils ont laissé derrière eux.

Constituée de 6 parties, cette exposition confronte les éléments évoqués précédemment à l’action sublimatrice du temps qui rend chacun d’entre eux mois anecdotique. Le processus de reconnection avec les origines est en ce sens un processus d’identité dans lequel le temps joue un rôle important. Il faut du temps pour comprendre ce que c’est de grandir et d’appartenir à une diaspora. Et il faut de la patience pour déterrer les histoires de déracinement souvent réduites au silence au sein des familles. Les notions de transmission culturelle, de perte de la langue maternelle, de la reconstruction étalée dans le temps d’un lieu appelé «chez soi» constituent une part importante de ma recherche artistique et les axes principaux de cette exposition.